L'ÉTONNANTE ÉGLISE de NEVACHE
DÉDIÉE au FÉMININ SACRÉ...

Page 11 : Portail Sud des deux Communautés, L'Etoile de la Mer ou l'Étoile de Mariam...

Au tout sommet du portail Sud, dans l'angle Gauche, Pierre vous invite à découvrir une étoile étonnante qu'il a choisit d'appeler l'Étoile de Mariam. Beaucoup ne voit dans cette forme qu'une simple étoile à six branches que des raccourcis faciles nous font penser à l'étoile de David ou de Salomon. Il n'en est rien, il n'y a aucun entrelaçage qui permette une telle comparaison.

Cette étoile comprend six branches mais en fait, chaque branche est composée de deux triangles, le triangle étant la forme première qui permet de définir une surface. Deux triangles assemblés ensembles permettent de définir un volume tout aussi primitif avec seulement six arêtes qui s'appelle un tétraèdre.

Mais Pierre croit que cette étoile formée de douze triangles est en fait une représentation des douze Sibylles, Esprits féminins considérées comme malfaisantes par certains et que l'on retrouve de manière assez ressemblantes dans de nombreuses civilisations dans le Monde. Elles seraient chargées de conserver un équilibre entre le Masculin et le Féminin.

Cette étoile proviendrait de l'Egypte antique et aurait été amenée à Névache par les Sarrasins, adorateurs de la Déesse Sarah, en l'an 963...

Cette étoile ornait le centre d'un temple dirigé par des femmes qui pratiquaient un culte à la Déesse Isis également appelée par les légions romaines "L'Etoile de la Mer" car Isis est aussi la protectrice des marins…

Ce sont les légions romaines qui ont répandues le culte d'Isis dans tout le bassin méditerranéen puis dans les pays qu'elles ont colonisées, dont la Gaule. Sa représentation habituelle : Isis est assise sur un siège en train d'allaiter son fils Horus, réincarnation de son père Osiris. Pour traverser la Seine, il était conseillé de passer par une cité qui coupait ce fleuve en deux grâce à la présence d'une île. Dessus, les romains avaient construit un temple dédié à Isis et les voyageurs étaient encouragés à passer par le temple d'Isis, par Isis, puis par Paris…

D'ailleurs, Jacques-Antoine Dulaure, un historien du XVIIIème siècle, associait le nom des Parisii, communauté d'origine belge qui vivait sur l'île à la Déesse égyptienne Isis, grâce à la découverte d'une statue de cette même Déesse retrouvée dans l’église Saint-Germain-des-Prés. Cette statue était maigre, haute, droite, noire pour sa peau, presque nue avec des linges entassés autour de ses membres et était située contre la muraille où est placé le crucifix de l’église : on l’appelait l’idole de St-Germain-des-Prés.

Mais aussi, l'écrivain François Maspéro précise que le culte d’Isis était très répandu en France, en particulier dans le bassin parisien ; il y avait partout des Temples d’Isis, selon la terminologie occidentale, mais il serait plus exact de dire "Maison d’Isis", car ces dits temples étaient appelé en égyptien Per ou Par, lequel mot signifie exactement en égyptien ancien, l’enclos qui entoure la maison. Paris résulterait de la juxtaposition de Per/Par-Isis, mot qui désigne effectivement des villes en Égypte.

Comme Marie, qui a vécu l'exode en Egypte ne l'oublions pas, est vraiment au centre de ce Retable, c'est forcément Elle qui est vénérée en ce lieu et c'est la raison pour laquelle Pierre a choisit d'appeler cette étoile "l'Étoile de Mariam", représentation de la puissance d'Amour des Femmes.